e Gouvernement accélère sur la filière
anacarde. Le Projet d’Appui à la Compétitivité des Filières Agricoles et à la
Diversification des Exportations (PACOFIDE) a réceptionné le lundi 2 juin 2026,
à l’Agence Territoriale de Développement Agricole (ATDA) pôle 4 de Parakou, un
stock de 48 000 sachets de biofertilisant « Bio + ». L’acquisition, d’un
montant de 125,3 millions de FCFA, doit permettre de booster la productivité
des plantations. |
Un
engrais issu de 10 000 ans de sédimentation
Encore
appelé Bio +, le biofertilisant est un engrais biologique, naturel et organique
pur, qui révolutionne désormais le monde agricole et plus précisément
l’anacardier. Il est la résultante d’un phénomène de sédimentation de la
matière organique qui s’est faite sur une période longue de plus de dix mille
ans et extraite des fonds des lacs d’eau douce. Il est un accélérateur de
croissance naturelle de la plante. La matière organique, en se décomposant, se
minéralise. Pulvérisé sur le feuillage et le tronc, cette dernière l’absorbe au
bout d’une vingtaine de minutes. Grâce au Bio +, l’anacardier peut produire 1 à
2 tonnes à l’hectare. Le Bio + permet donc à la plante de développer tout son
système racinaire, booste le développement du jeune plant et augmente le
rendement des plantations en production.
Des
doses calibrées selon l’âge des plantations
Le
Bio + est conditionné sous plusieurs formes. Pour le rendre accessible au
producteur agricole, il est proposé dans des sachets de conditionnement de 30
ml à diluer dans une quantité d’eau évaluée à 20 litres.
Le
plan de traitement au Bio + se fait selon qu’il s’agit d’une nouvelle
plantation, d’une plantation en production normale ou d’une plantation
réhabilitée. Lorsque la plantation est nouvelle, les jeunes plants ont besoin
de vingt-huit sachets de 30 ml : vingt sachets sont destinés au traitement
foliaire tandis que les huit restants sont pour le traitement racinaire.
Lorsque la plantation est en production normale, il faut prévoir trente sachets
de 30 ml, dont vingt pour le traitement foliaire et dix pour celui racinaire.
Enfin, pour une plantation réhabilitée, trente-huit sachets sont
indispensables, dont vingt-huit pour le traitement foliaire et dix pour le
traitement racinaire. Et comme il se dit en milieu agricole : « Le Bio + est
pour la plante ce qu’est le lait maternel pour le bébé ».
Le
PACOFIDE, fer de lance de l’agro-export
Le
PACOFIDE, financé par la Banque mondiale, s’inscrit dans le Programme d’Actions
du Gouvernement. Il vise à développer les filières à fort potentiel
d’exportation comme l’anacarde, l’ananas, le riz et les produits horticoles.
L’objectif est de renforcer la compétitivité des chaînes de valeur et de
faciliter leur accès aux marchés internationaux.
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