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Anacarde et ananas : L’Etat renforce l’appui aux producteurs
Les produits des filières à fort potentiel d'exportation

Anacarde et ananas : L’Etat renforce l’appui aux producteurs

Lors du forum du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) pour le lancement de la campagne agricole 2026-2027, le Coordonnateur du Projet d’Appui à la Compétitivité des Filières Agricoles et à la Diversification des Exportations (PACOFIDE) a présenté la nouvelle stratégie d’appui aux producteurs des filières anacarde et ananas.

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es producteurs agricoles des filières anacarde et ananas bénéficieront d’un nouveau mode opératoire d’appui renforcé. Selon le Projet d’Appui à la Compétitivité des Filières Agricoles et à la Diversification des Exportations (PACOFIDE), ces appuis doivent permettre d’augmenter leurs revenus. L’Etat annonce par ailleurs de nouvelles perspectives pour les acteurs, notamment la sécurisation du surplus agricole. 

Lors du forum du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), tenu à Parakou le 22 avril, le Coordonnateur du Projet d’Appui à la Compétitivité des Filières Agricoles et à la Diversification des Exportations (PACOFIDE), après avoir annoncé les progrès du Projet, a présenté la nouvelle politique d’appui aux producteurs des filières anacarde et ananas, pour la campagne 2026-2027. Le dispositif vise à assurer durablement une meilleure productivité des systèmes agricoles et à sécuriser ainsi les revenus des producteurs pour permettre de couvrir les besoins immédiats du producteur et de sa famille, soutenir la continuité du système productif et constituer un fonds de prévoyance et de retraite agricole. Selon Serge-Hervé Houssou, Coordonnateur du PACOFIDE, ce fonds sera alimenté par les surplus agricoles issus de la transformation des systèmes de production.

Les progrès du PACOFIDE

Depuis 2021, le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires comme la Banque mondiale, consent d’importants efforts, pour transformer les systèmes de production agricole. A ce jour, sur un objectif de plus de 182 000 hectares, la filière anacarde a déjà connu la réhabilitation de plus de 157 000 ha d’anciennes plantations et l’installation de plus de 21 000 ha de nouvelles plantations pour un objectif de 27 000 ha. En dehors de ces actions, le PACOFIDE appuie l’acquisition d’intrants spécifiques, notamment les hydro rétenteurs et les biofertilisants, au profit des producteurs d’anacarde.  La filière ananas n’est pas en reste. Plus de 1 300 ha de nouvelles plantations d’ananas sont installées. Les opérations de sélection massale, conduite dans cette filière, ont permis de marquer environ près de 1700 hectares dont 1000 sur financement du PACOFIDE. Près de 2500 tonnes d’engrais spécifiques dont 1 830 tonnes par le PACOFIDE ont été mobilisées, avec une subvention de 50 % au profit des producteurs, contribuant ainsi à l’amélioration des rendements.

Quant à la production du riz, les travaux d’aménagement sur 400 ha de périmètre prévu à Ouinhi, dans le département du Zou, ont déjà démarré, en complément d’investissements dans les infrastructures et les actions d’appui au développement des exportations. D’autres actions similaires sont en cours dans les communes de Malanville et Karimama portant la superficie totale en cours d’aménagement à plus de 3 400 ha

Aujourd’hui, les résultats sont patents.  La production d’anacarde a connu un véritable boom grâce à la réhabilitation des plantations. De 341 kg/ha en 2016, les rendements sont passés à 650 kg/ha en 2025, soit presque le double.

En ce qui concerne l’ananas, les rendements sont passés de 57 tonnes/ha en 2019 à 66 tonnes/ha en 2025 et de 62 tonnes/ha en 2019 à 77 tonnes/ha en 2025, respectivement pour le pain de sucre et la Cayenne lisse.

Le PACOFIDE est une initiative du Gouvernement financé par l’Association Internationale de Développement (IDA). Il est un levier majeur pour le développement des filières agricoles à fort potentiel d’exportation, notamment l’anacarde, l’ananas et d’autres produits horticoles. Il s’inscrit dans la dynamique du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG) et vise à améliorer la compétitivité des chaînes de valeur agricoles, à renforcer leur accès aux marchés internationaux et à promouvoir des investissements structurants, notamment dans les infrastructures hydroagricoles. 

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